Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Clermont-Ferrand

L’ENSCCF accueille la 1ère journée scientifique du GIS G3 le 11 mai 2012

Le Groupement d’Intérêt Scientifique GIS G3, intitulé « Géopolymères, géocomposites, Géomatériaux à base d’Argile », regroupe les principaux acteurs français de la recherche dédiée aux géopolymères. Les différents partenaires qui mettent en commun leurs compétences complémentaires dans ce projet proviennent des laboratoires suivants :
-  le Groupe d’Etude des Matériaux Hétérogènes de l’Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle à Limoges,
-  du Groupement de Recherche Eau Sol Environnement de l’Université de Limoges,
-  de l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTTAR à Paris),
-  du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energie Alternatives (CEA à Marcoules),
-  du laboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions de l’Université Paul Sabatier de Toulouse,
-  de l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand (ENSCCF, Université Blaise Pascal et CNRS),
-  du Laboratoire de Physico-Chimie des Polymères et Milieux Dispersés – Sciences et Ingénierie de la Matière Molle de l’ESPCI.

Ce groupement, dirigé par le Professeur Sylvie Rossignol de l’ENSCI, a vu le jour cette année et est en cours de validation au niveau du CNRS. Les recherches de nouveaux liants cimentaires, contenant des solutions à base de silicate ou d’aluminosilicate alcalin, pouvant être utilisés dans les éco matériaux de construction font l’objet de nombreux développements. Ils ont pour buts de valoriser les différentes substances naturelles ou coproduits industriels, diminuer le coût énergétiques de certains matériaux finis. Afin de répondre à ces problématiques, des composés connus sous le nom de géopolymères sont apparus. En effet, ceux-ci se trouvent dans des céramiques, des matériaux composites high-tech pour l’industrie automobile, des biomatériaux pour prothèses osseuses, des membranes de piles à combustible, dans l’inertage de déchets industriels ou encore de nouveaux ciments écologiques sans dégagement de gaz à effet de serre, aux caractéristiques proches d’une roche naturelle. Les liants géopolymériques semblent constituer une réelle alternative au ciment portland que ce soit en termes économiques ou techniques ou encore des briques traditionnelles à basse température. Leur utilisation massive permettrait selon les estimations les plus optimistes une réduction de 80% des émissions de CO2 de l’industrie du ciment. Néanmoins le manque de données induit une certaine incertitude qui nuance les grandes qualités affichées par les géopolymères. C’est pour cette raison qu’il est majeur de mieux comprendre les phénomènes qui régissent les mécanismes de géopolymérisation en fonction des différents matériaux utilisés. Il sera ainsi possible par la suite de contrôler les paramètres et ainsi de créer plus facilement un matériau avec des propriétés données et utilisables dans certaines conditions en particuliers dans le domaine de l’habitat tout en respectant l’éthique de développement durable. La première journée scientifique entre les différents acteurs propres au GIS G3 est programmée le vendredi 11 mai 2012 et est organisé par l’ENSCCF dans ses locaux. La dizaine de présentations scientifiques programmées au cours de cette journée sera une bonne base pour définir ensuite différentes actions à mener de conserve entre les partenaires.